Limiter son Empreinte Carbone au Ski : 5 Conseils à Adopter
Photo de montagnes enneigées. 3 bulles de texte expliquant l'impact carbone d'une journée à ski

Partir à la montagne en hiver en réduisant son impact environnemental : 5 solutions à portée de tous ! 

L’observatoire national des stations de montagne (ANMSM) dévoilait l’an dernier un bilan satisfaisant et un taux d’occupation de 82 % dans les stations de ski de l’Hexagone. La montagne en hiver reste donc une destination appréciée des Français et des touristes étrangers. Pourtant les stations de ski sont pointées du doigt en raison des gaz à effet de serre qu’elles émettent. Une étude réalisée avec le Grand Bornand, La Clusaz et Tignes montre qu’une journée de ski représente en moyenne 48,9 kg de C02 par personne, soit 225 km en voiture, 16 689 km en TGV et 183 litres d’eau. Il est donc crucial de limiter son empreinte carbone autant que possible et de repenser nos vacances à la montagne. Voici 5 conseils à adopter facilement ! 

1 — Privilégier un moyen de transport écologique 

Le transport ? La base ! 

Selon une étude de l’ADEME, 85 % des Français qui vont à la montagne en hiver privilégient la voiture comme moyen de transport. 10 % seulement prennent le train. Pourtant, il y a de nombreux avantages à laisser sa voiture au garage : 

  • On évite un long trajet, les embouteillages, la fatigue, le stress, la pose des chaînes en urgence, les enfants qui s’impatientent à l’arrière ;
  • On fait du bien à la planète en diminuant notre empreinte carbone.

Le site Pow Mobility propose des alternatives à la voiture pour rejoindre près de 110 stations de ski ! 

Pour un trajet de Paris à Avoriaz, le site propose par exemple l’itinéraire suivant : 

  • Train de Paris Gare de Lyon à Thonon les Bains (4 h 21) ;
  • Altibus de la gare SNCF de Thon les Bains jusqu’à Avoriaz (1 h 25) ;

Soit 5 h 54 de trajet. On part à 10 h 46 et on arrive à 16 h 40 ! Facile… Le site calcule même le coût du trajet en fonction des dates de voyage. De quoi se faire une idée très rapidement des dépenses à effectuer.

2 — Sélectionner une station engagée dans la réduction de son empreinte carbone

Ce n’est un secret pour personne, une station de ski génère beaucoup de gaz à effet de serre. Que ce soit pour l’entretien des pistes et des routes, la neige artificielle, la consommation d’eau ou le tri des déchets, l’impact écologique est fort. 

Pour limiter son empreinte carbone à la montagne, on peut s’orienter vers une station qui s’engage pour l’environnement. Pour faire son choix, rien de plus simple ! Le site du Flocon vert liste pour nous les stations de ski labellisées en France qui répondent à une vingtaine de critères liés à la gouvernance, l’économie locale, les dynamiques sociales et culturelles et la gestion durable des ressources. 

Lorsqu’une destination est labellisée, elle entre dans une démarche d’amélioration continue. Pour cela, elle est accompagnée par le Flocon Vert qui lui permet de progresser, passant du niveau 1 au niveau 3 flocons. Le cahier des charges est revu tous les 5 ans. 

Choisir une destination labellisée par le flocon vert, c’est choisir de passer des vacances sur un territoire qui agit en faveur du développement durable et pour un tourisme responsable.

👉 Au sommet de l’écoresponsabilité, découvrez la station de ski italienne Homeland

3 — Réserver un hébergement avec un label environnemental

D’après une étude de l’ANMSM faite par l’ADEME en 2010, le transport représente 57 % du bilan carbone des stations de ski. Il y a également la voirie, le fret, les déchets, l’entretien du domaine skiable, mais le second poste c’est le logement ! 

Nous avons donc un rôle important à jouer en réservant notre logement. Choisir de petites structures écoresponsables participe à la réduction de notre empreinte carbone. Plusieurs labels existent et garantissent une démarche environnementale forte de la part de votre hôte :

  • Écolabel européen ;
  • Clef Verte ;
  • Gîte Panda ;
  • Écogîte.

Faire le choix d’un hébergement labélisé, c’est participer à : 

  • Une réduction de l’électricité ;
  • L’utilisation de sources d’énergies renouvelables ;
  • Une consommation d’eau réduite ;
  • Une démarche favorisant le tri des déchets ;
  • Une limitation des déchets plastiques ;
  • Une diminution du gaspillage grâce à des achats responsables.

Pour retrouver les hébergements concernés par ces labels, vous pouvez consulter le site de l’ADEME. Cet organisme s’engage depuis 30 ans dans la lutte contre le changement climatique et la dégradation des ressources.

4 — Limiter son empreinte carbone en louant le matériel

Pour réduire son empreinte carbone, le choix du matériel a également son importance. Plutôt que d’acheter du neuf (vêtements, chaussures, paire de skis, raquettes, luges, etc.), privilégiez la location. À moins de vivre près d’une station de ski et de s’y rendre tous les week-ends ou plusieurs fois par an, il est dommage d’investir dans du matériel qui ne sera utilisé qu’une fois dans l’année. Des enseignes comme Décathlon, Sport 2000, Intersport permettent aujourd’hui de louer du matériel et des vêtements. Si vous ne souhaitez pas louer, l’achat de seconde main est une autre solution qui permettra de limiter les dégâts causés notamment par l’industrie textile. Moins de produits fabriqués, c’est moins de matières premières et moins d’énergie dépensée ! 

5 — Opter pour des activités à faible impact écologique

Choisissez des activités de plein air à faible émission de CO2. Renseignez-vous auprès des offices de tourisme pour découvrir les activités écoresponsables à faire dans la station. Raquette, ski de fond, ski de randonnée, luge, il existe de nombreuses alternatives au ski traditionnel et il est tout à fait possible de s’amuser à la montagne, sans prendre les remontées mécaniques. Vous risquez même d’y prendre goût, car en choisissant une activité de ce type, vous éviterez la foule et vous pourrez profiter pleinement de la nature, dans un cadre plus préservé. 

👉 Pour aller plus loin, découvrez l’éco-guide des amateurs de montagne.

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